Algérie, le président par intérim Abdelkader Bensalah sous pression

Le quotidien El Moudjahid propose dans un éditorial paru ce dimanche d’écarter Abdelkader Bensalah, le président de la Chambre haute qui devrait devenir mardi le président par intérim de l’Algérie après la démission d’Abdelaziz Bouteflika.

L’éditorial du quotidien gouvernemental El Moudjahid, traditionnel vecteur de messages du pouvoir en Algérie, suggère ce dimanche d’écarter Abdelkader Bensalah, contesté par la rue, de la présidence par intérim en le remplaçant à la tête de la Chambre haute. Les deux Chambres du Parlement doivent se réunir mardi, une semaine après réception par le Conseil constitutionnel de la lettre de démission d’Abdelaziz Bouteflika, pour acter, comme le prévoit la Constitution, la nomination de Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la Nation, à la tête de l’État pour un intérim de 90 jours. Vendredi – premier jour de manifestations hebdomadaires depuis la démission du président -, les Algériens ont toutefois à nouveau défilé en masse pour exiger que soient exclus de la transition les hommes-clés de l’appareil d’État sous Abdelaziz Bouteflika, parmi lesquels Abdelaziz Bensalah, mais aussi le président du Conseil constitutionnel Tayeb Belaiz et le Premier ministre Noureddine Bedoui. « Il faudrait trouver le plus tôt possible une solution à la question de la présidence du Conseil de la Nation, du moment que l’actuelle figure ne semble pas être tolérée par le mouvement citoyen », estime l’éditorial d’El Moudjahid.

Laisser un commentaire