Cyclone Kenneth au Mozambique : l’ONU appelle à la solidarité internationale

Après le passage du cyclone Kenneth, les agences onusiennes et leurs partenaires humanitaires aident les autorités mozambicaines à évaluer les besoins et à fournir l’assistance nécessaire. António Guterres sollicite l’appui financier de la communauté internationale.

Des taules ondulées au sol au milieu de branches d’arbres. C’est tout ce qui reste du toit de la maison d’António Manuel à Pemba, dans le nord du Mozambique, après le passage du cyclone Kenneth.

António Manuel et ses cinq enfants étaient dans leur foyer lorsque des vents violents ont soufflé jeudi soir sur leur ville de plus de 140.000 habitants, chef-lieu de la province de Cabo Delgado. « Ils sont aujourd’hui logés dans la maison d’un parent, en attendant de pouvoir reconstruire leur maison », explique Deborah Nguyen, chargé de communication du Programme alimentaire mondial (PAM) qui s’est rendue à Pemba.

Comme António Manuel et sa famille, ils sont des milliers de Mozambicains à avoir perdu leurs maisons après le passage de Kenneth. Dans certains villages touchés par le cyclone – le second en six semaines – jusqu’à 90% des habitations ont été détruites, souligne le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). 

Bien qu’il ait déjà perdu de sa force, le cyclone Kenneth continue de provoquer de fortes pluies diluviennes dans le nord du Mozambique la région et un risque élevé d’inondations et de glissements de terrain demeure. Selon le PAM, ce qui reste de Kenneth pourrait verser deux fois plus de pluies que le cyclone Idai le mois dernier.

« Le sol est saturé de pluie et les rivières sont déjà en crue. La situation d’urgence risque donc de s’aggraver après les inondations des prochains jours », explique Michel Le Pechoux, le représentant adjoint de l’UNICEF au Mozambique, dans un communiqué.

Dimanche matin à Pemba, « les routes étaient déjà inondées », décrit Deborah Nguyen. A 20 kilomètres de Pemba, un pont de la rivière Mieze en crue a été submergé par les flots et des personnes tentaient de le traverser. L’île d’Ibo, située à 200 kilomètres au nord de la ville, a été complètement détruite, rapporte la responsable du PAM.

En date du 28 avril, cinq décès ont été recensés et plus de 1.000 personnes ont été déplacées par le cyclone.

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