Comment lutter contre les déchets et les produits chimiques dangereux

180 gouvernements ont entamé lundi à Genève des négociations pour s’accorder sur des mesures clés visant à protéger notre santé et environnement des méfaits des déchets plastiques et électroniques et des produits chimiques dangereux.

Les négociations sont menées dans le cadre de trois Conférences des Parties aux Conventions de Bâle (déchets dangereux), de Rotterdam (produits chimiques dangereux) et de Stockholm (polluants organiques persistants).

« Les gouvernements ont la possibilité de prendre des décisions historiques et juridiquement contraignantes au cours des deux prochaines semaines », a déclaré Rolph Payet, le Secrétaire exécutif des trois Conventions à l’ouverture des travaux au Centre de conférence internationale de Genève.

M. Payet a émis le souhait que ces trois négociations simultanées, prévues jusqu’au 10 mai 2019, aboutissent à des décisions qui déboucheront sur des mesures pratiques pour mieux protéger la santé humaine et l’environnement des produits chimiques et des déchets.

Ces mesures doivent permettre de débarrasser le monde des déchets plastiques en mer et d’enrayer la vague de déchets électroniques, afin de « protéger davantage notre santé et notre environnement de certains des produits chimiques les plus toxiques et les plus dangereux au monde ». Les déchets et produits chimiques dangereux constituent des « menaces omniprésentes, bien comprises et impossibles à ignorer », souligne le Secrétariat des trois Conventions.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 1,6 million de décès évitables chaque année sont dus à une mauvaise gestion des produits chimiques et des déchets.

Avec environ 100 millions de tonnes de plastique dans nos mers, la Conférence des Parties à la Convention de Bâle examinera ainsi les propositions d’amendements juridiquement contraignants qui permettront aux 187 Parties de mieux réglementer les mouvements de déchets plastiques. Les Etats Parties sont également appelé à plus de transparence dans la gestion de ces déchets, en soumettant par exemple les exportations de déchets plastiques dans le cadre de l’Etat de droit. Il s’agit aussi de mesures contraignantes pour mieux gérer les déchets plastiques de manière écologiquement rationnelle.

Laisser un commentaire