Plus de la moitié de l’humanité n’a pas accès aux soins de santé (OIT)

Plus de la moitié de la population mondiale n’a pas accès aux soins de santé essentiels et seuls 29% bénéficient d’une couverture complète de sécurité sociale, a annoncé mardi l’Organisation internationale du Travail (OIT).

Santé et protection sociale

Les chiffres de l’agence onusienne sont le fruit d’une étude sur la mise en œuvre de la protection sociale dans plus de 100 pays. L’étude se fonde sur les réponses reçues de 114 gouvernements et sur les observations formulées par les organisations d’employeurs et de travailleurs.

A l’échelle mondiale, seules 68% des personnes ayant l’âge de la retraite perçoivent une pension, sous une forme ou une autre, et ce chiffre tombe à tout juste 20% dans bon nombre de pays à faible revenu. Moins de 60% des pays déclarent disposer de régimes ou offrir des prestations garantissant une sécurité de revenu pour les enfants.

« La protection sociale s’avère positive pour les sociétés et les économies. Ce droit humain est clairement plébiscité par des pays, des employeurs et des travailleurs du monde entier », a expliqué Emmanuelle St-Pierre Guilbault, juriste au Département des normes internationales du travail de l’OIT. « Il s’agit d’un élément incontournable pour lutter contre l’aggravation des inégalités profondes que nous constatons aujourd’hui et pour favoriser la stabilité ».

Problème du financement

« L’OIT est prête à aider les pays à surmonter tous les obstacles, en particulier le problème majeur du financement, qu’il reste à franchir pour atteindre une protection sociale suffisante pour tous », a ajouté la juriste.

Si dans bon nombre de pays à revenu élevé ou intermédiaire, la couverture de santé universelle a pu être mise en place, dans de nombreux autres, la population n’a accès qu’à certains éléments des soins de santé.

Les principaux déficits en matière d’accès aux soins de santé essentiels sont liés à l’insuffisance des ressources allouées à la protection de la santé, à la pénurie de personnel et aux taux élevés de dépenses à la charge des patients. Cela entraîne un risque accru d’appauvrissement et de difficultés financières, qui frappent toutes les régions du monde.

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