Libye. les mouvements militaires inquiètent la communauté internationale

En visite en Libye, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit jeudi préoccupé par le risque de confrontation, après des mouvements militaires vers l’ouest de troupes loyales à l’homme fort de l’est du pays, Khalifa Haftar.

« Je suis profondément préoccupé par les mouvements militaires en Libye et le risque de confrontation. Il n’y a pas de solution militaire. Seul le dialogue intra-libyen peut résoudre les problèmes libyens », a dit M. Guterres sur son compte Twitter

Dispute du pouvoir

« J’appelle au calme et à la retenue alors que je m’apprête à rencontrer les dirigeants libyens dans le pays », a-t-il ajouté.

Le chef de l’ONU est arrivé mercredi dans la capitale libyenne Tripoli, dans l’ouest du pays. Jeudi, il devait notamment rencontrer le chef du gouvernement d’union nationale, Fayez al-Sarraj, et d’autres responsables libyens.

Deux autorités se disputent le pouvoir en Libye : le gouvernement d’union nationale de Fayez al-Sarraj, établi fin 2015 en vertu d’un accord parrainé par l’ONU et basé à Tripoli, et une autorité rivale installée dans l’Est et contrôlée par l’Armée nationale libyenne (ANL) de Khalifa Haftar.

Selon la presse, l’ANL a annoncé mercredi soir qu’elle préparait une offensive pour « purger l’ouest » de la Libye, dont la capitale Tripoli, « des terroristes et des mercenaires ». L’annonce a été accompagnée de mouvements de troupes. 

Cette escalade des tensions intervient 10 jours avant la tenue d’une Conférence nationale sous l’égide de l’ONU, du 14 au 16 avril, appelée à dresser une feuille de route pour sortir le pays du chaos. 

Réfugiés et migrants en Libye

Avant d’arriver en Libye et alors qu’il se trouvait en Egypte, M. Guterres avait déclaré qu’il fallait « créer les conditions pour stabiliser la situation en Libye ». Il avait également réitéré son espoir que la Conférence nationale trace la voie pour que la Libye soit « un partenaire à part entière de la communauté internationale, avec des institutions normales et une économie à nouveau florissante ».

Jeudi, lors de sa visite, le chef de l’ONU s’est également rendu dans un centre de détention pour réfugiés et migrants. « Je suis profondément choqué et ému par les souffrances et le désespoir que j’ai vus dans le centre de détention de Tripoli, où migrants et réfugiés sont détenus pendant une durée indéterminée et sans aucun espoir de reprendre leurs vies », a-t-il déclaré sur son compte Twitter.

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