Cyclone Kenneth au Mozambique : risque de choléra

Après le passage du cyclone Kenneth au moins 188.600 personnes ont besoin d’une assistance sanitaire dans le nord-est du Mozambique où une épidémie de choléra risque de voir le jour, alerte l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Kenneth, le second cyclone à avoir frappé le Mozambique en six semaines – a causé d’importantes destructions et des déplacements massifs de population dans la province de Cabo Delgado (nord-est du pays).

Le cyclone a exacerbé les risques sanitaires notamment de choléra avec de fortes pluies, des inondations et la multiplication de latrines à l’air libre. Avant même que Kenneth ne frappe la population de la région était déjà vulnérable en raison de la fragilité du système de santé et de la faiblesse des infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement.

« Il est encore temps de gérer le risque de choléra, mais nous devons agir maintenant », a déclaré jeudi le Dr Djamila Cabral, Représentante de l’OMS au Mozambique, dans un communiqué.

Alors que les fortes pluies et les inondations se poursuivaient, l’OMS et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont envoyé des tentes, une unité de purification de l’eau, des housses mortuaires, des gants jetables et de la poudre de purification de l’eau, suffisants pour purifier un million de litres d’eau potable.

La direction provinciale de la santé intensifie ses efforts pour la création d’un centre de traitement du choléra à Pemba et Macomia. Les autorités mozambicaines sont en train de mettre en place un hôpital de campagne à Macomia, avec le soutien de Médecins sans frontières (MSF), doté d’un approvisionnement d’un mois.

Après le passage du cyclone Idai en mars qui a coûté la vie à plus de 1.000 personnes, une équipe de l’OMS composée d’épidémiologistes, de spécialistes de la santé publique et de logisticiens avait été déployée à Beira. L’équipe a été redéployée à Cabo Delgado pour évaluer l’impact du cyclone Kenneth sur la santé de la population. « Nous avons eu une réponse incroyablement rapide à Beira et nous devons faire le même travail à Cabo Delgado », a dit le Dr. Cabral.

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