«soutenir le peuple libyen»

Le Secrétaire général des Nations Unies a quitté la Libye vendredi en exprimant son espoir que le pays divisé puisse « éviter une confrontation sanglante » dans et autour de la capitale Tripoli. Le chef de l’ONU a achevé un voyage de deux jours en affirmant qu’il s’en va «avec une profonde inquiétude et un cœur lourd».

António Guterres s’était rendu plus tôt dans la journée à Benghazi, la deuxième ville de Libye, dans l’espoir d’éviter des affrontements militaires entre les forces fidèles au gouvernement internationalement reconnu et celles fidèles au commandant Khalifa Haftar, qui dirige l’armée nationale libyenne (LNA) et contrôle, par une administration parallèle, une bonne partie du pays divisé et riche en pétrole.

Selon les informations diffusées par les médias, les forces du commandant se sont dirigées vers le sud et l’ouest ces derniers jours et ont progressé jusqu’à environ 80 kilomètres au sud de la capitale jeudi, où elles se seraient livrées à des combats avec des forces alliées au Gouvernement. Les forces alliées à la LNA seraient également actives à l’ouest de la capitale, tentant de fermer la route vers la Tunisie.

Le chef de l’ONU a rencontré le général Haftar à Benghazi au milieu de la journée de vendredi, tweetant à l’avance sa déclaration énergique selon laquelle « il n’y a pas de solution militaire à la crise libyenne, seulement une solution politique ».

A l’issue de leur rencontre, le Secrétaire général a fait de brèves remarques aux journalistes, affirmant qu’il quittait la Libye « avec une profonde inquiétude et un cœur lourd. J’espère toujours qu’il sera possible d’éviter une confrontation sanglante à Tripoli et dans les environs. » 

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