Le chef de l’ONU veut interdire les robots tueurs

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a vivement engagé les experts en intelligence artificielle (IA) réunis lundi à Genève à poursuivre leurs travaux visant à restreindre le développement de systèmes d’armes autonomes meurtriers, ou LAWS, comme on les appelle aussi.

Tuer sans intervention humaine

Dans un message adressé au Groupe d’experts gouvernementaux, le chef de l’ONU a déclaré que « les machines qui ont le pouvoir et la discrétion de tuer sans intervention humaine sont politiquement inacceptables, moralement répugnantes et devraient être interdites par le droit international ».

Aucun pays ni aucune force armée n’est favorable à de tels systèmes d’armes « entièrement autonomes » qui peuvent tuer des vies humaines, a insisté M. Guterres, avant de saluer la déclaration faite l’année dernière par le panel selon laquelle «la responsabilité humaine des décisions sur l’utilisation des systèmes d’armes doit être maintenue, puisque la responsabilité ne peut être transmise aux machines ».

Systèmes d’armes

Le chef des Nations Unies a noté que même si certains États membres estiment qu’une nouvelle législation est nécessaire, d’autres préféreraient des mesures politiques moins strictes et l’adoption de nouvelles directives.

Néanmoins, il est temps pour le groupe d’experts de « de trouver la façon la plus efficace d’avancer » sur cette question. « C’est à vous maintenant de réduire ces différences. Le monde regarde, l’horloge tourne et les autres sont moins optimistes. J’espère que vous leur prouverez qu’ils ont tort ».

Le Secrétaire général a comparé cette technologie à « une nouvelle frontière » avec « des progrès progressant à une vitesse record ». « L’intelligence artificielle a le potentiel d’accélérer les progrès vers une vie digne, dans la paix et la prospérité, pour tous les peuples », a-t-il déclaré lors d’un sommet en 2017, ajoutant qu’il existe également de sérieux défis et questions éthiques qui doivent être pris en compte, notamment la cybersécurité, les droits humains et la vie privée.

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